Archives 2016

Union Chorale La Tour-de-Peilz

Archives 2016

Union Chorale La Tour-de-Peilz
Affiche 2014 Union Chorale de La Tour-de-Peilz

Charles GOUNOD (1818-1893)

Né dans une famille d’artistes, il entreprend, après sa scolarité au Lycée Saint Louis, des études d’harmonie au Conservatoire de Paris. En 1839, après l’obtention du Prix de Rome, il séjourne à la Villa Médicis et découvre la polyphonie de Palestrina puis à Leipzig où il rencontre Felix Mendelssohn qui le familiarise avec Bach, Mozart et Beethoven.

A son retour à Paris, il est nommé organiste et maître de chapelle à l’église des Missions Etrangères. Puis après avoir suivi des cours de théologie au Séminaire de Saint-Sulpice, il revient à la musique en 1848, et plus précisément à l’opéra (Faust, Mireille, Roméo et Juliette). Il écrit ensuite un nombre impressionnant d’œuvres religieuses : messes, requiems, oratorios, motets, cantiques.

En 1877, il est fait commandeur de la Légion d’honneur et inaugure le nouvel orgue Cavallé-Coll de l’église de Saint –Clou. En novembre 1888, il dirige la 500ème représentation de Faust à l’Opéra de Paris.

Le motet Les Sept paroles du Christ sur la Croix, dédié à Monseigneur Sibour, archevêque de Paris, a été composé en 1855 pour l’office du Vendredi saint. Il s’agit d’une œuvre pour chœur à quatre voix sans accompagnement, avec une dernière partie pour double chœur à 8 voix.

Le texte latin de la Vulgate mêle récitatif et lignes contrapuntiques simples, le tout dans une grande sobriété.

Marcel DUPRÉ (1886-1971)

Né à Rouen dans une famille de musiciens (père titulaire des grandes orgues de l’abbatiale de Rouen, mère pianiste et violoncelliste, grand-père maître de chapelle à Rouen), il débute très tôt sa formation musicale avec son père.

A 8 ans, pour l’inauguration d’un orgue à Elbeuf, il joue en public le Prélude en mi mineur de J.-S.Bach. A 11 ans, il devient titulaire du grand orgue de Saint-Vivien à Rouen.Il entre ensuite au Conservatoire de Paris où il obtient un premier prix de piano. En 1906, Ch.-M.Widor le désigne comme suppléant des orgues de Saint-Sulpice. Suivent de nombreux prix (orgue, piano, Rome).Son talent d’improvisateur est unanimement reconnu. Inapte au service militaire, il reste à Paris et écrit beaucoup pour l’orgue, mais aussi pour piano, violoncelle, un oratorio, publie de nombreux ouvrages didactiques. Dès 1921, il fait annuellement une tournée de concerts aux Etats-Unis, Canada, Australie. Nommé professeur d’orgue au Conservatoire de Paris en 1926, puis successeur de Ch.-M.Widor à Saint-Sulpice, il assume en plus, de 1954 à 56, la direction du Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Il meurt le dimanche de Pentecôte 1971.

Quatre motets op.9 - Ave Maria

Cette prière est dédiée à la Vierge Marie et évoque la venue de l’ange Gabriel qui annonce à Marie la naissance de Jésus. Récitée avec un chapelet elle fait partie de la prière du rosaire.

Tantum ergo

Tantum ergo est un extrait de l’hymne eucharistique composée par saint Thomas d’Aquin pour la célébration du Saint-Sacrement.

O salutaris Hostia

O salutaris est une hymne chrétienne latine chantée pour rendre gloire à Jésus-Christ présent dans l’Eucharistie, composée également par Saint Thomas d’Aquin.

Laudate

Laudate Deum sont les premiers mots du psaume 116 .Comme d’autres psaumes, laudate est la conclusion de la doxologie trinitaire dans le rite romain.

Louis VIERNE (1870-1937)

Louis Vierne (1870-1937)Né quasiment aveugle, il montre très tôt un talent musical exceptionnel. Il est profondément impressionné par l’orgue et passionné de musique. Encouragé par son oncle, professeur de hautbois au Conservatoire de Paris, il se prépare à une carrière artistique. A la mort de son oncle et de son père, il entre au Conservatoire dans la classe d’orgue de César Franck, puis devient l’élève de Charles-Marie Widor. Il est nommé organiste de Notre-Dame devant 50 candidats. Il se marie et compose ses 1ère et 2ème symphonies pour orgue. Suit une période sombre dans laquelle il divorce suite à l’infidélité de sa femme. Sa mère, ses deux fils meurent. Son frère et plusieurs de ses élèves meurent au combat.

Atteint de glaucome, il perd la vue, compose des œuvres pour orchestre, orgue, piano, musique de chambre. Il entreprend une tournée de concerts à l’étranger et meurt aux claviers de son orgue le 2 juin 1937.

La Messe solennelle, écrite peu de temps après son mariage, était à l’origine pour chœur et orchestre. Elle fut transcrite pour 4 voix mixtes et 2 orgues, car la mise à disposition d’un grand orchestre était rarement possible pour la musique religieuse.

Dédiée à Théodore Dubois, organiste, compositeur, lauréat du Prix de Rome, directeur du Conservatoire de Paris), elle fut créée le 8 décembre 1901 à Saint-Sulpice avec Ch.-M.Widor et L.Vierne aux orgues.